ORIGINE ET HISTOIRE DE LA BÛCHE DE NOËL
(D'après « La nuit de Noël dans tous les pays » paru en 1912)
La bûche de Noël réunissait autrefois tous les habitants de la maison, tous les hôtes du logis, parents et domestiques, autour du foyer familial.
La bénédiction de la bûche avec les cérémonies traditionnelles dont elle se parait n'était que la bénédiction du feu, au moment où les rigueurs de la saison le rendent plus utile que jamais : cet usage existait surtout dans les pays du Nord. C'était la fête du feu, le Licht des anciens Germains, le Yule Log, le feu d'Yule des forêts druidiques, auquel les premiers chrétiens ont substitué cette fête de sainte Luce dont le nom, inscrit le 13 décembre au calendrier et venant du latin lux, lucis, rappelle encore la lumière.
Il est tout naturel qu'on mette en honneur, au 25 décembre, au c½ur de l'hiver, le morceau de bois sec et résineux qui promet de chauds rayonnements aux membres raidis sous la bise. Mais, souvent, cette coutume était un impôt en nature, payé au seigneur par son vassal. A la Noël, on apportait du bois ; à Pâques, des ½ufs ou des agneaux ; à l'Assomption, du blé ; à la Toussaint, du vin ou de l'huile.
Il arrivait aussi, quelquefois, que les pauvres gens ne pouvant se procurer des bûches convenables pour la veillée de Noël, se les faisaient donner. « Beaucoup de religieux
Tradition de la grande buche de Noel
Tradition de la grande bûche de Noël.
Dessin de Léon Lhermitte paru dans
Le Monde illustré du 1er janvier 1884
et de paysans, dit Léopold Bellisle, recevaient pour leurs feux des fêtes de Noël un arbre ou une grosse bûche nommée tréfouet ». Le tréfeu, le tréfouet que l'on retrouve sous le même nom en Normandie, en Lorraine, en Bourgogne, en Berry, etc., c'est, nous apprend le commentaire du Dictionnaire de Jean de Garlande, la grosse bûche qui devait, suivant la tradition, durer pendant les trois jours de fêtes. De là, du reste, son nom : tréfeu, en latin tres foci, trois feux.
Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne, avec ses bosses et ses creux, avec ses lierres et ses mousses. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gîte pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit.
Qu'on se représente les immenses cheminées d'autrefois : sous leur manteau pouvait s'abriter une famille tout entière, parents, enfants, serviteurs, sans compter les chiens fidèles et les chats frileux. Une bonne vieille grand'mère contait des histoires qu'elle interrompait seulement pour frapper la bûche avec sa pelle à feu et en faire jaillir le plus possible d'étincelles, en disant : « Bonne année, bonnes récoltes, autant de gerbes et de gerbillons ».
La bûche de Noël était un usage très répandu dans presque toutes les provinces de notre vieille France. Voici, d'après Cornandet, le cérémonial que l'on suivait dans la plupart des familles : dès que la dernière heure du jour s'était fondue dans l'ombre de la nuit, tous les chrétiens avaient grand soin d'éteindre leurs foyers, puis allaient en foule allumer des brandons à la lampe qui brûlait dans l'église, en l'honneur de Jésus. Un prêtre bénissait les brandons que l'on allait promener dans les champs. Ces brandons portaient le seul feu qui régnait dans le village. C'était le feu bénit et régénéré qui devait jeter de jeunes étincelles sur l'âtre ranimé.
Cependant, le père de famille, accompagné de ses enfants et de ses serviteurs, allait à l'endroit du logis où, l'année précédente, ils avaient mis en réserve les restes de la bûche. Ils apportaient solennellement ces tisons ; l'aïeul les déposait dans le foyer et tout le monde se mettant à genoux, récitait le Pater, tandis que deux forts valets de ferme ou deux garçons apportaient la bûche nouvelle. Cette bûche était toujours la plus grosse qu'on pût trouver ; c'était la plus grosse partie du tronc de l'arbre, ou même la souche, on appelait cela la Coque de Noël (le gâteau allongé en forme de bûche que l'on donnait aux enfants le jour de Noël portait encore au début du XXe siècle dans certaines provinces le nom de coquille ou petite bûche, en patois, le cogneu).
On mettait le feu à cette Coque et les petits enfants allaient prier dans un coin de la chambre, la face tournée contre le mur, afin, leur disait-on, que la souche leur fît des présents ; et tandis qu'ils priaient l'Enfant-Jésus de leur accorder la sagesse, on mettait au bout de la bûche des fruits confits, des noix et des bonbons. A onze heures, tous les jeux, tous les plaisirs cessaient. Dès les premiers tintements de la cloche, on se mettait en devoir d'aller à la messe, on s'y rendait en longues files avec des torches à la main. Avant et après la messe, tous les assistants chantaient des Noëls, et on revenait au logis se chauffer à la bûche et faire le réveillon dans un joyeux repas.
Dans la Semaine religieuse du diocèse de Langres du 23 décembre 1905, un vieil auteur, Marchetti, expose le sens religieux de ces pratiques : « La bûche de Noël, dit-il, représente Jésus-Christ qui s'est comparé lui-même au bois vert. Dès lors, continue notre auteur, l'iniquité étant appelée, dans le quatrième Livre des Proverbes le vin et la boisson des impies, il semble que le vin répandu par le chef de famille sur cette bûche signifiait la multitude de nos iniquités que le Père Eternel a répandues sur son Fils dans le mystère de l'Incarnation, pour être consumées avec lui dans la charité, dont il a brûlé durant le cours de sa vie mortelle ».
_________________________________________________________________________
Bûche de Noël au chocolat
Ingrédients
•
Gâteau roulé
•
1/4 t (60 ml) de lait
•
2 c. à tab (30 ml) de beurre
•
3/4 t (180 ml) de farine à gâteau et à pâtisserie tamisée
•
1 c. à thé (5 ml) de poudre à pâte
•
1/4 c. à thé (1 ml) de sel
•
5 oeufs
•
3/4 t (180 ml) de sucre granulé
•
Glaçage au chocolat
•
1 t (250 ml) de beurre ramolli
•
1/3 t (80 ml) de crème à 35 %
•
2 c. à thé (10 ml) de vanille
•
2 t (500 ml) de sucre glace
•
4 oz (125 g) de chocolat non sucré fondu et refroidi
•
Écorce chocolatée
•
8 oz (250 g) de chocolat mi-amer haché
•
1 c. à tab (15 ml) de sucre glace
Préparation
Préparation du gâteau roulé
1. Dans un bol à l'épreuve de la chaleur placé sur une casserole d'eau frémissante, chauffer le lait avec le beurre jusqu'à ce qu'il ait fondu. Retirer la casserole du feu (laisser le bol sur la casserole afin de garder le mélange de lait chaud). Dans un autre bol, à l'aide d'un fouet, mélanger la farine, la poudre à pâte et le sel. Réserver.
2. Séparer les jaunes et les blancs de trois des oeufs et les mettre dans deux grands bols. À l'aide d'un batteur électrique, battre les blancs d'oeufs jusqu'à ce qu'ils soient mousseux. Ajouter 1/4 de tasse (60 ml) du sucre granulé, 1 cuillerée à table (15 ml) à la fois, en battant jusqu'à ce que le mélange forme des pics mous. À l'aide du batteur électrique (utiliser des fouets propres), battre les jaunes d'oeufs, le reste des oeufs entiers et le reste du sucre granulé pendant environ 5 minutes ou jusqu'à ce que le mélange soit pâle et assez épais pour tomber en rubans lorsqu'on soulève les batteurs. Incorporer le tiers du mélange de blancs d'oeufs en soulevant délicatement la masse. Incorporer le reste du mélange de blancs d'oeufs de la même manière. À l'aide d'une passoire fine, tamiser les ingrédients secs réservés sur la préparation aux oeufs et les incorporer en soulevant délicatement la masse. Ajouter la préparation de lait chaud et l'incorporer en soulevant délicatement la masse. À l'aide d'une spatule, étendre la pâte sur une plaque de cuisson de 15 po x 10 po (40 cm x 25 cm) munie de rebords tapissée de papier-parchemin.
3. Cuire au centre du four préchauffé à 350°F (180°C) pendant environ 12 minutes ou jusqu'à ce que le gâteau soit doré et reprenne sa forme sous une légère pression du doigt. Passer la lame d'un couteau sur le pourtour du gâteau pour le détacher des parois du moule. Retourner le gâteau sur un linge saupoudré de farine et le démouler. Retirer délicatement le papier-parchemin. En commençant par l'un des côtés courts, rouler le gâteau dans le linge. Laisser refroidir sur une grille. *
Préparation du glaçage au chocolat
4. Dans un bol, à l'aide du batteur électrique (utiliser des fouets propres), battre le beurre jusqu'à ce qu'il soit gonflé. Ajouter petit à petit la crème, puis la vanille en battant. Ajouter le sucre glace, 1 tasse (250 ml) à la fois, en battant. Incorporer le chocolat fondu en battant jusqu'à ce que le glaçage soit gonflé et lisse.
Préparation de l'écorce chocolatée
5. Dans un bol à l'épreuve de la chaleur placé sur une casserole d'eau chaude mais non bouillante, faire fondre le chocolat mi-amer en brassant de temps à autre. Sur une plaque de cuisson munie de rebords de 15 po x 10 po (40 cm x 25 cm) tapissée de papier-parchemin, étendre le chocolat fondu jusqu'à environ 1/8 po (3 mm) d'épaisseur. Réfrigérer pendant environ 10 minutes ou jusqu'à ce que le chocolat ait pris. Briser le chocolat en morceaux d'environ 3 po x 1 po (8 cm x 2,5 cm). Disposer les morceaux de chocolat côte à côte sur un plateau. Couvrir d'une pellicule de plastique, sans serrer, et réfrigérer jusqu'à ce que le chocolat soit ferme. *
Assemblage de la bûche
6. Dérouler délicatement le gâteau refroidi. Étendre 1 1/2 tasse (375 ml) du glaçage au chocolat sur le gâteau. En commençant par l'un des côtés courts, rouler le gâteau (sans le linge) et le déposer, l'ouverture dessous, dans une assiette de service plate. Étendre le reste du glaçage au chocolat sur toute la surface de la bûche. Couvrir la bûche des morceaux de chocolat de manière à imiter l'écorce d'un arbre. Réfrigérer jusqu'à ce que la bûche soit froide.* Au moment de servir, saupoudrer la bûche du sucre glace.
Information supplémentaire
* Vous pouvez préparer le gâteau jusqu'à l'étape 3 et l'envelopper d'une pellicule de plastique. Il se conservera jusqu'au lendemain à la température ambiante.
* Vous pouvez préparer le glaçage au chocolat à l'avance et le mettre dans un contenant hermétique. Il se conservera jusqu'au lendemain au réfrigérateur. Laisser revenir à la température ambiante pendant environ 1 heure et battre légèrement avant d'utiliser.
* Vous pouvez également préparer les morceaux de chocolat à l'avance et les mettre côte à côte dans un contenant hermétique. Ils se conserveront jusqu'à 2 jours au réfrigérateur.
* Vous pouvez préparer la bûche à l'avance et la couvrir d'une pellicule de plastique, sans serrer. Elle se conservera jusqu'au lendemain au réfrigérateur.
+
o
o*o
oo*o
o*ooo
ooo*oo
oo*ooo*o
|||
Merry-Christmas25